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À LA GRANDE MURAILLE DE CHINE


Il y a des rêves qui nous habitent longtemps. Pour moi, l'un d'eux c’est la Grande Muraille de Chine.

Tout a commencé lorsqu'enfant j'ai vu au cinéma un documentaire sur la Chine, je crois que la série de films s'appelait "images du monde". Le documentaire montrait cette ligne de pierre infinie qui serpentait sur les crêtes des montagnes, comme une cicatrice gigantesque sur le dos de la Terre. Le narrateur parlait d’une construction vieille de plus de 2000 ans, d'une longueur de 23.000 km, d’empereurs "jaunes" et avait raconté que la grande muraille était visible de la lune, ce qui m'avait beaucoup impressionné ... 

Et j'ai gardé ce souvenir précieux. 

Aussi quand j'ai organisé mon voyage à Pékin j'avais en tête d'approcher cette fameuse  grande muraille, mais attention, pas question d'aller sur les sites rénovés où les touristes arrivent en bus et téléphériques et redescendent en toboggan !!! J'irai sur la muraille intacte et sauvage, là où les pierres sont éternelles.


vertigineuse Grande Muraille


C'est en recherchant sur Instagram que j'ai trouvé le bon guide pour cela : Dom. De nationalité anglaise, mais de sang indien / portugais / allemand il a épousé une femme chinoise et a fait de sa passion son métier : il organise des randonnées sportives sur des sections non rénovées de la muraille. C'est un homme très souriant qui met tout de suite à l'aise, et pour ajouter au plaisir il est accompagné d'un très beau chien !

Nous sommes partis très tôt le matin en direction une région montagneuse à quelques heures de Pékin, loin des circuits classiques. Plus on s’éloignait de la ville, plus le paysage changeait. Les grandes routes chinoises à 8 voies ont laissé place à des routes de campagne, puis à un simple chemin de terre. Finalement, nous avons garé la voiture au bord d’un village minuscule où nous n'avons croisé que des chiens et un vieux chinois assis sur un tabouret bas devant sa maison.

Devant nous, la forêt, et quelque part plus haut mais encore cachée : la muraille.

à gauche le sentier d'accès à la muraille


Le sentier commençait doucement mais très vite il est devenu  extrêmement escarpé et envahi par les racines et les pierres instables. Chaque pas demandait de l’attention : des racines noueuses sortaient de terre comme des pièges naturels et les cailloux roulaient sous les chaussures (j'étais d'ailleurs en sandales minimalistes Panta et ça a été super, leur grip m'a impressionné). La pente était très raide et le chien loin devant nous !

Après 2 à 3 heures d’ascension dans la végétation et la rocaille, nous avons atteint la crête et là était la muraille !

Pas la Muraille carte postale avec ses créneaux tout beaux. Une muraille brute, sauvage et en partie éboulée. Ses pierres étaient disjointes, certaines recouvertes de mousse, d’autres effondrées. Des arbres avaient poussé entre les créneaux. Des sections entières s’étaient transformées en éboulis impressionnants. C’était beau, vraiment beau et intimidant.

C’est là que la partie la plus impressionnante a commencé

Nous avons marché sur ce qui restait de la muraille elle-même. Parfois large de seulement un mètre, parfois réduit à un tas de pierres qu’il fallait escalader. Je posais mes mains sur ces blocs millénaires tiédis par le soleil et ressentais une grande émotion à imaginer tout ce qui avait pu être vécu ici, ne serait-ce que pour l'édification de la muraille.

Nous sommes allés de tour de guet en tour de guet et certaines parties étaient encore dans un état très impressionnant.

Nous avons marché de tour de guet en tour de guet durant des heures 


La Chine du Nord offre des montagnes pointues, presque dessinées, comme sorties d’un tableau traditionnel. Ces pics karstiques sont fins, dressés vers le ciel comme des aiguilles naturelles, je n'avais jamais vu de montagne de la sorte en Europe. Leurs parois abruptes sont recouvertes d’une végétation dense et vert profond. La muraille serpentait sur ces crêtes comme un dragon endormi, disparaissant parfois dans l'épaisse forêt pour réapparaître plus loin, beaucoup plus haut. 

À certains moments, nous nous arrêtions simplement pour regarder et tout était silencieux, juste le vent, mon vertige et cette immensité. 

Il y a eu des passages un peu techniques où la main du guide fut bienvenue ! Des éboulis où chaque pas devait être calculé, des descentes si raides que je devais utiliser les mains pour m’aider.

Après plusieurs heures, nous avons atteint un point culminant. Assise sur une tour de guet, les jambes pendantes dans le vide, je regardais autour de moi. Des dizaines (centaines ? ) de kilomètres de muraille visible serpentaient sur les crêtes. Le soleil commençait à descendre, c'était juste incroyable d'être là


Et c'est ici que j'ai souhaité à mon fils qui était là avec moi ses 18 ans ! Ça restera une journée incroyable



mes sandales minimalistes qui passent partout et le retour au village

 Pour contacter ce guide merveilleux suivre ce lien : https://our-beijing.com/experience-type/dog-hikes/




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