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1 AN SANS EPILATION !



Au fil des années, j'en fais de moins en moins …
Pourtant nul laisser-aller, nulle paresse, seulement l'envie de me défaire de l'emprise de la norme et de réfléchir un peu au fondement de ces gestes que je fais juste parce qu'un jour j'ai eu l'âge de commencer et que l'usage le veut.
Car finalement pourquoi s'arracher les poils ? 

Au départ je pensais que c'était pour être douce, mais à y regarder de plus près bien d'autres considérations pèsent et influencent notre choix au point de nous faire complètement perdre notre libre arbitre.

- S'épiler est une obligation sociale imposée exclusivement aux femmes, or l'avenir est de se libérer de ce genre de discrimination (ou au moins de soulever le problème avant d'en faire son affaire ou pas).

- A force de s'épiler sans savoir pourquoi, nous intériorisons tellement cette norme que le moindre poil fait vaciller notre confiance en nous, notamment en terme de de séduction. C'est assez regretable car la plupart des femmes ont d'autres qualités que la perfection de leur épilation.

- S'épiler est accepter une fois de plus que notre corps soit instrumentalisé par la publicité et les marques qui s'acharnent à nous renvoyer une image pauvre de nous même afin de nous faire consommer des produits inutiles.


Et au delà de ces considérations, les arguments contre l'épilation ne manquent pas :

- L'épilation comme le rasage fragilisent la peau et l'assèchent.
- La cire chaude provoque souvent l'éclatement de petits vaisseaux sanguins, il s'ensuit en général l'apparition de varicosités.
- La gestion des conséquences de l'épilation (poils incarnés, petites blessures, repousse drue) est un vrai casse-tête.
- L'épilation par quelque moyen que ce soit est coûteuse et douloureuse.
- Mis à part l'épilation maison à la cire au sucre acheté en vrac, toutes les solutions conduisent à produire des déchets inutiles ...

Ayant réfléchi à tout cela courant 2015, j'ai décidé de tester la non-épilation pendant 1 an ; l'année  étant à présent achevée, voici mes impressions et mon bilan.


Quelques bonnes surprises !

J'ai découvert que j'étais une très piètre poilue : rien sur les cuisses, une douzaine sous chaque bras et un maillot discret. En revanche, les poils de mes mollets sont très sombres …

Contrairement à ce que j'avais toujours imaginé, on n'est absolument pas moins douce avec des poils car seule la repousse est vigoureuse, un poil qui vit sa vie s'use, tombe et se renouvelle mais reste souple et doux.

Après une période de transition où la pousse et les zones poils / pas poils sont désordonnées, la situation se bonifie : la peau est plus belle, satinée et le contraste entre les parties de corps soumises ou pas à pilosité se fait plus doux.

Les poils sont sensibles !

Les réactions de mon entourage.

J'ai été rassurée de constater à quel point le monde entier se fiche de mon épilation.

Aucun regard particulier à la plage, toujours les mêmes dragueurs à la piscine, pas de commentaire de copines.
Même l'homme avec qui je vis n'a remarqué mes poils qu'en septembre … (mais là, il a eu un choc 😳 argh, des poils ?!! on dirait les mollets de mon copain Charles-Henri  ! ) Depuis il a compris, quelles fortes revendications s'exprimaient et attend que je conclus mon expérience.

Sinon, j'ai profité des dernières vacances pour montrer mes jambes à Maman qui n'a pas trouvé cela élégant du tout et m'a suggéré de revenir à l'épilation. Je lui ai rappelé combien de personnes lui avaient gentillement conseillé de colorer ses cheveux blancs lorsqu'alors très jeune elle avait choisi de les assumer … (les cheveux de Maman sont ICI) 

Autre élément intéressant ; après avoir fait les photos que vous voyez, je les ai montrées à quelques personnes pour avis, sans préciser la problématique illustrée et personne n'a parlé de mes poils !
Photo en tête d'article : dommage que tu aies recadré, c'est une photo sexy !
Photo 2 : il manque un truc sur cette image.
Photo 3 : on voit trop tes muscles, c'est pas beau …
Photo 4 : superbe ce lit rouge, où est-ce ?

En conclusion, si la plupart des personnes expriment du rejet à l'idée de ne pas s'épiler ou de la désapprobation devant quelques poils exhibés, leur présence est parfaitement acceptée et n'est pas discriminante tant qu'on reste réservée sur la question.
Pour ma part, cette année sabbatique ne s'est pas voulue militante, il ne s'agit que de vivre et mettre mes convictions à l'épreuve de la réalité.


Impressions 

L'année est passée très vite, et je n'ai pas eu spécialement le temps de me creuser la tête sur ma pilosité. Je n'ai pas compté quelle somme j'avais épargné, ni combien de temps.

Pour parler franchement, puisque c'est ce que l'on fait ici, j'aimerais bien reprendre l'épilation des demi-jambes seulement. Mes aisselles sont vraiment peu pourvues et une petite coupe aux ciseaux en cas de longueur excessive me suffira à l'avenir.

Cependant, des considérations pratiques et écologiques m'empêchent de revenir à l'épilation : 

- J'ai horreur des épilateurs, laborieux à utiliser et me provoquant des poils incarnés. De plus, l'objet n'a pas une durée de vie illimitée et finira à la déchetterie.
- Je trouve le rasage anti-féminin et il est bien connu qu'il augmente la vigueur de la pilosité au fil du temps ; les rasoirs jetables ne sont évidement pas à l'ordre du jour, et même le rasoir de sureté ne m'inspire pas.
- L'épilation en institut est faite avec des produits dont nous ne connaissons souvent pas la composition et toutes les bandelettes jetables partent à la poubelle.
- L'épilation maison avec un produit bio et des bandes lavables en tissu est fastidieuse et le résultat n'est jamais parfait.
- Je ne maitrise pas à ce jour la préparation et l'usage de la cire orientale au sucre qui serait l'option la plus satisfaisante et ne suis pas non plus disposée à payer 80 euros pour ce service. 

Conclusion

Cet article fini plutôt mal car je suis dans une impasse. 
Certes j'ai tenu ma résolution de stopper l'épilation 1 an, mais n'ayant éprouvé aucune difficulté à transgresser la norme ou m'affranchir de cette obligation sexiste, je n'éprouve pas de fierté particulière.
En revanche je suis insatisfaite de mes demi-jambes et n'ai toujours pas trouvé de solution acceptable pour concilier mes attentes esthétiques ainsi que mes convictions et goûts.


ET VOUS, QUELLES SONT VOS SOLUTIONS ?

Commentaires

  1. Merci d'avoir partagé cette expérience avec nous.

    Je n'ai jamais tenté la non-épilation pendant une durée limitée mais le jour où j'ai décidé de réduire mes déchets dans la salle de bains il y a un peu plus de 3 ans, j'ai comme toi remis en question ce geste devenu normal et anodin quand j'ai réalisé combien de déchet il produisait. J'ai partagé mon expérience et mon ressenti dans mon article "S'épiler... ou pas? si jamais cela t'intéresse.

    Je n'épile désormais plus certaines parties de mon corps- les sourcils, la lèvre, le maillot complet- et je m'épile bien moins souvent- les jambes environ tous les 2 mois voire tous les mois en été et les aisselles toutes les deux semaines environ. Je n'ai cependant pas trouvé l'option écolo idéale.

    Pour les aisselles, je continue d'utiliser un rasoir acheté bien avant de décidé de réduire ma fréquence d'épilation et lorsqu'il sera complètement usé je pense que je me contenterai de la tondeuse électrique que mon mari utilise pour la barbe et les cheveux. Pour les jambes, j'alterne entre une à deux épilations en institut par an, mon épilateur que j'ai depuis au moins 10 ans (mais que je ne remplacerai pas une fois usé) et la tondeuse de mon mari.

    Je suis bien plus poilue que toi, mes poils sont très visibles et particulièrement longs sur les cuisses... ce qui me complexe énormément. Je les assume cependant mieux qu'avant devant mon mari qui a fini par s'y habituer mais je ne suis pas encore prête à me mettre en maillot de bain ou en jupe sans être épilée du tout malheureusement... Un jour peut-être, qui sait ? Après tout, je ne pensais pas pouvoir assumer mes poils sur le visage et j'y suis parvenue :-)

    J'espère que tu finiras par trouver une solution épilatoire qui te conviendra.

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    1. Jai vu un jour à la tv une jeune femme s épiler avec une tondeuse, je l'ai essayé et... adopter! rapide sans douleur, je fait les aisselles, et les demi jambes toutes les 3 semaines en moyenne et la minette, je fait le minimum, vite fait. ... et ça va très bien!! J'ai pas beaucoup de poils aux jambes. , je suis plus fournie niveau aisselle et quand j me laisse un peu tranquille, tout le monde s'en balance, mon chéri inclus...��

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  2. J'ai choisi l'épilation électrique. Le même depuis 20 ans. Je pense qu'il est amorti et il ne fait pas mal.

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    1. C'est une chance d'avoir un appareil qui dure si longtemps !

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    2. A l'époque on nous vendait des appareils qui tenaient vraiment :/

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  3. Très interessant. Merci pour ce retour. C'est bizarre en peu de temps ça doit être la 3 ème fois que je vois ce thème abordé.
    Personnellement c'est l'épilatoire électrique que j'ai choisi. Mon épilatoire à plus de 10 ans et fonctionne toujours très bien. Rasoir jetable pour le maillot et les aisselles. J'ai malheureusement les poils bien trop noirs et drus pour pouvoir cesser.
    Sinon j'avais entendu parler/lu une méthode d'épilation au fil. Assez fastidieuse les premiers fois, elle ne génère comme déjà qu'un fil !

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    1. Cette technique au fil m'intrigue, plusieurs personnes viennent de m'en parler ce soir !
      Si cela se pratique soit même , c'est une piste à explorer, merci :-)

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    2. Je l'ai testée au Viêtnam. Oui, l'épilation au fil est une technique très ancienne pratiquée en Asie.
      Peu douloureuse - en tout cas pas plus que la cire, la pince à épiler ou l'épilateur -, peu couteuse - et pour cause (!) -, et très précise, elle est parfaitement adaptée aux sourcils et au duvet au-dessus des lèvres, voire au visage tout entier - ma mère comme bcp d'asiatiques se fait épiler le duvet du visage au fil régulièrement -.
      En revanche, je n'ai jamais essayé sur le bas de mes jambes. J'ai une pilosité plutôt peu marquée mais je suppose que ce serait plus fastidieux compte tenu de la zone à épiler.
      Reste que niveau déchet, la technique me semble imbattable.

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  4. Bonjour et merci pour cet article, bien que je ne partage pas les mêmes envies.
    Je vis à Marseille et c'est une jeune femme algérienne qui vient m'épiler à la maison avec une cire au sucre fait maison. C'est très efficace et peu coûteux ! (10 euros les jambes, 15 pour un maillot intégral, ...) Tout ça grâce au bon coin.
    Juste pour te dire que cette solution que tu envisages comme la meilleure n'est pas coûteuse, très efficace et n'abîme pas la peau.

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    1. Formidable ! Si je trouvais une telle opportunité je n'hésiterais pas.
      En institut le tarif est bien plus élevé et souvent les cires dites orientales sont "améliorées" de parfums ou autres additifs, ce que je ne recherche pas.
      Merci de ton témoignage :-)

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  5. Je vais me faire basher pour ce que j'ai a dire mais j'm'en fou.

    Je trouve ça rigolo ton article...
    Parce que tu parles de l'épilation féminine comme d'une vilaine obligation des méchants hommes de kromagnon sur les femmes, qu'elle est intériorisée parce que la société t'en mets plein la tronche au moindre poil, etc...
    J'admets complètement qu'il y a une part de vérité dans ce que tu dis, mais cependant, c'est vraiment pas aussi archaïque et excessif...

    Puis ensuite tu racontes que sur toute l'année en gros, personne t'as rien dis, tout le monde s'en fout, que finalement t'es pas si poilue que ça et que plus rigolo que t'es déçue de pas avoir provoqué des tollés autour de toi. (j'exagère un peu le trait mais c'est pour montrer là ou je veux en venir).

    Et plus fort encore en arrive ta conclusion de cette année : "puisque j'ai pas des poils trop visible sous les bras et sur le maillot, que en dehors des mollets j'en ai simplement pas ailleurs, du coup j'aimerai quand même retirer ceux des mollets mais pas avec les moyens existant parce que c'est mal."

    Pour le point de vu écologique, même si j'ai un point de vue assez différent sur la question, je comprend l'argument, et jusque là c'est le seul que je comprend dans ton article.
    Mais du coup tu dis que toute forme d'imberbitude est imposée aux femmes et à la fin tu conclus "mais ça serai quand même bien qu'on soit imberbe"

    Du coup ton article bah j'ai pas compris ou tu veux en venir parce que tout ce que j'en conclus c'est que tu es contre l'épilation mais que t'aimerai quand même ne pas avoir de poil parce que cette vilaine norme pileuse tu l'aimes bien quand même.

    Ou je me trompe ?

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    1. Je te remercie de ta lecture attentive.
      En effet, c'est complexe …. mais il arrive d'avoir des aspirations contradictoires et d'essayer de le vivre au mieux. Cet article n'est pas une démonstration mais un retour d'expérience.

      Oui, j'aurais aimé naître imberbe, bronzée, coiffée …
      Mais non, je ne suis pas prête à tout pour ce résultat, aussi je m'arrange de cette situation.

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  6. Épilation au Lazer, ça a un coup mais on est tranquille pour très longtemps !

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  7. Merci pour cette expérience, c'est très intéressant !

    Pour ma part, je m'épile occasionnellement, quand ça me chante, et en fonction des situations. La plupart du temps (surtout en hiver), c'est très facile de cacher les poils. Je met souvent des collants et des tee-shirt à manche longues. Je me retrouve rarement dans des situations où je me retrouve à moitié dénudé en public (piscine, etc...). Dans ces moments là, je regarde où j'en suis (une semaine, deux semaines, un mois, deux mois sans épilation) et je me demande si "ça se voit bcp" et en fonction j'épile ou pas. Résultat, j'épile en moyenne une ou deux fois en hiver, et un peu plus en été.

    J'ai un mode de vie "zéro déchet" comme toi, et j'avoue que l'épilation est une sérieuse prise de tête... Je pense finir par faire des essais épilation au sucre mais en attendant, j'utilise de la cire acheter en magasin bio avec des bandes lavables. Tu dis que ce choix n'est pas idéal parce qu'il ne laisse pas les jambes nettes mais en même temps, est-ce que c'est grave qu'il reste deux ou trois poils (ou un peu plus)? Moi ce n'est jamais complétement nette mais en même temps, ça dégrossit quand même beaucoup et ça évite que "ça se voit". :)

    En tout cas c'est "courageux" d'avoir tenté l'expérience, même si tu n'as pas bcp de poils et que la plupart des gens ne l'ont même pas remarqué. J'avais remarqué aussi que quand je ne m'épilais pas de plusieurs mois, la plupart des gens s'en foutaient !

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    1. Avant mon expérience de l'année j'ai pratiqué l'épilation comme tu le fais, à ma guise, sans (trop) me sentir prisonnière …
      Maintenant, j'aspire à me détacher complètement du problème, ce qui n'est pas encore le cas comme tu le vois ;-) mais je suis en bonne route.
      Je suis allé visiter ton blog, tes réalisations sont magnifiques !
      A bientôt.

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  8. Pour ma part, j'aurais aimé me fiche royalement du regard des autres et assumer ma pilosité. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Formatée trop tôt, j'avoue aimer les jambes sans poil, parce que j'ai été élevée en ce sens (et dur dur de lutter contre cela). Ceci étant dit, j'ai réduit considérablement ma zone d'épilation : je laisse libre mes sourcils (tellement plus beaux maintenant que je n'y touche plus !), ma lèvre supérieure (y avait pas grand chose à retirer si ce n'est un duvet clair), mes cuisses (avec le temps, les poils s'usent et sont de moins en moins visibles..). Le maillot, je me contente d'une petite coupe à l'occasion (donc pas d'épilation, pas de douleur, pas de déchet). Les aisselles, puisqu'elles ont toujours été épilées (et non rasées), sont devenues quasiment imberbes, et là je peux me contenter de ma pince à épiler (inusable). Enfin, mes demi-jambes ont le droit à un petit coup d'épilateur tous les 2-3 mois (épilateur qui va sur ses 14 ans... on se rassure comme on peut quand on essaye d'être - presque - zéro déchet depuis 2 ans). Merci pour cet article très sympa et qui a le mérite de porter réflexion sur un sujet qui touche tellement de personnes. Un favori pour les photos qui sont de toute beauté. Et de manière générale, merci pour ton blog que j'apprécie pour sa qualité de rédaction et les sujets choisis.

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    1. Je te remercie, Marine, et ton commentaire et de ton appréciation positive.
      En effet, l'épilation est une des habitudes que nous prenons le plus tôt et la norme, même familiale, influence beaucoup.
      Ta routine semble très légère et tu disposes d'un équipement durable, bravo !

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  9. Bravo a toi d'avoir tenu cette résolution, tu peux deja etre fiere de ce que tu as fait et du rtour que tu as. Pour ma part, je crois que je ne suis pas encore prête pour ça, ( même si je ne suis pas très poilue ) il m'arrive souvent de laisser les jambes, et puis de temps en temps je les rase ( oui, je ne suis pas épilateur et encore moins esthéticienne ) mais pour le reste, c'est très compliqué, j'ai du mal avec les aisselles, alors que je sais très bien qu'il faut juste un peu de temps pour que le corps s'habitue ( et moi aussi ) mais je suis curieuse, je pense qu'un jour je franchirais le pas egalement, surtout que le cheri n'est pas du tout fermé la dessus, lui en ayant deja fait part. pourquoi ne tente tu pas juste de tondre tes jambes ? c’est peut être un bon compromis

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    1. Je te remercie de partager cela.
      On n'est pas forcément toutes désireuses de mener la même expérience : à chacune sa voie vers la simplicité et le bien-être :-)
      Pour la tondeuse, figure toi qu'avant de lire de nombreux commentaires à son sujet, je n'en avais jamais entendu parler !! ...

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    2. Je pense surtout que c'est un ressenti, combien de fois je me suis dit " oh merde, il faudrait que je m’épile pour aller a la piscine " c'est fou comme c’est ancré dans nos mode de vie. Si ça m'embete tellement, il suffit juste de ne pas le faire.

      Je trouve que la tondeuse est un bon compromis, au moins, tu n'arrache pas le poil, tu le laisse tomber et s'user de lui même, tu enleves juste le "surplus" que tu as sur les jambes. Et je ne t'avais pas feliciter pour les photos, elles sont superbes.

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  10. Bonjour !
    Si tu es anglophone, il y a des vidéos sur YT qui expliquent comment réaliser l'épilation au sucre chez soi, dont celle de Fully Raw.
    Voici le lien :
    https://www.youtube.com/watch?v=yVpixKw6Rpk
    Sinon avec la cire, il est toujours possible de "retoucher" à la pince à épiler.
    Quoi qu'il en soit, tu as de la chance d'être si peu poilue...

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    1. Chouette, merci ! Je vais m'y plonger et essayer d'aboutir avec la cire au sucre ...

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  11. BRAVO BRAVO !

    Et perso j'ai mieux ! 2 ans sans épilation !
    Et ça fait tellement du bien ! Je me sens liiiibre !

    Bon, concrètement j'aime bien tailler aux ciseaux mes aisselles (2 ovales) et mon pubis (1 triangle). Pour les jambes, j'ai un temps tondu, mais les poils sont pas beaux comme ça, ils sont tout raides et on l'air drus comme le bout n'est pas fin.
    Finalement je trouve qu'ils sont plus jolis longs. Alors je les laisse.
    J'ai mis loooooontemps avant de trouver mes jambes belles avec leurs poils. Notre cerveau est tellement conditionné à jambes glabres = beau ; jambes poilues = moche que c'est presque mission impossible de trouver de la Beauté ailleurs que là où l'on nous a dit quelle se trouvait (Dans le pot de cire !(non))

    Et vis-à-vis des autres… heu… je mets des pantalons et des collants et des jupes longues en attendant d'assumer en toutes circonstances (j'y arriverais un jour, j'y arriverais !)… Seule ma famille proche est au courant et approuve ma démarche… excepté ma mère… qui pourtant ne s'est jamais épilé les aisselles ! Pour les autres, je réfléchis sérieusement à faire mon "coming-out" de poilue avec discours à la clé debout sur une chaise en trois parties thèse anti-thèse synthèse aucune moquerie ne sera tolérée merci et comme ça peut-être je pourrais commencer à vivre sereinement ?

    Merci pour cet article :-)

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    1. Extra !! En effet, quel sentiment de liberté !

      Ta remarque sur la tondeuse m'interpelle car on m'a beaucoup parlé de cet objet dont j'ignorais même l'existence …. mais finalement si le poil est coupé comme au rasoir ça ne me plaira pas.
      (et puis dans mon esprit, tondeuse = mouton, et je n'en suis pas à avoir de la laine sur les pattes quand même !! )

      De mon côté, le regard des autres ne m'inquiète pas … je prends généralement bien que l'on me remarque ;-)
      A bientôt, et ose les jupes ce printemps !

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    2. Je fais mes aisselles à la tondeuse et personnellement je trouve que le résultat n'est pas le même que le rasoir. Pas de problèmes de poils incarnés ou quoi, c'est plutôt comme les ciseaux finalement! Juste pour raccourcir ;)

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  12. Je m'épile le moins possible car je considère tout simplement cela comme une perte de temps. J'estime avoir mieux à faire que de me faire belle. Par contre, je suis assez poilue, brune à la peau claire et je cache mes jambes sous des pantalons. Et lorsque je vais chez le médecin, je m'épile toujours.

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  13. Étant brune et très poilue, j'ai longtemps complexé là dessus et c'était devenu une prise de tête quotidienne ( choisir de porter un t-shirt manches pas trop courtes au bout de 2 semaines d'épilation, planifier les séances de piscine ou plage ou jupes à l'avance...)
    Un jour j'en ai eu marre et j'ai fait une épilation laser ( certes coûteuse au départ), et je suis enfin libérée ! Il me reste quelques poils fins et clairsemés au niveau mollets, maillot et aisselles que j'épile à la pince tous les 2-3 mois ( quand je suis motivée, quoi), mais je n'y fait plus attention et je n'essaie plus d'être tout le temps nickel de ce côté là.
    Avant mon épilation laser, j'allais chez une esthéticienne qui faisait l'épilation au caramel ( eau, sucre, jus de citron), et le résultat était bien meilleur qu'avec des bandes de cire, donc ça peut être une solution ( mais elle disait qu'il n'était pas si simple de prendre le coup niveau recette et geste épilation, raison pour laquelle ce type d'épilation n'est pas plus courant).

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  14. "le moindre poil fait vaciller notre confiance en nous" si tu savais comme cette phrase me parle... J'ai 27 ans aujourd'hui, et commence à peine à vouloir oser me mettre jambes nues. J'ai toujours eu peur DU poil que tout le monde verrait. Alors que, est-ce que ne serait-ce qu'une personne le verrait ? Ca me gêne, j'ai peur de cette imperfection, et pourtant, je n'aime pas passer des heures à "prendre soin de moi", encore moins en m'épilant. J'ai acheté pour ma part un appareil à lumière pulsée, qu'il serait bien temps que j'utilise enfin... J'ose espérer qu'il m'aidera à ce niveau. Je t'avoue ne pas être capable de laisser mes poils vivre leur vie. J'ai beaucoup plus de poils que toi au niveau des aisselles par exemple ahah
    Mais ton article est très pertinent et fait réfléchir, alors merci rien que pour ça ! Je suis certaine qu'il ouvre aussi un peu les esprits, ou y contribue :)

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  15. Coucou !!
    Je viens de lire cet article que je trouve bien intéressant.
    Bien que lors d'un épilation, je n'ai jamais la peau 100% toute douce car j'ai eu "le malheur" d'utiliser parfois un rasoir pour mes petits mollets, je préfère tout de même 1000 fois être épilée.
    et pourtant, ça fait un mal de chien, je ne peux pas le dire autrement,et pour ma part,j'ai surtout mal au niveau des mollets justement...Le pire derrière tout ça, c'est que je réduis au max, car les boutons derrière font bien souvent mal, sont peu esthétiques et surtout, j'ai beau désinfecter, gommer , etc, c'est toujours pareil ! :( :( :(

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  16. Merci pour cet article salvateur !
    Pour ma part, le déclic d'arrêter ou réduire, c'est quand mon copain m'a dit tout simplement, qu'il ne voyait pas d'inconvénient à ce que le maillot reste en conditions naturelles. Depuis, je vais à la piscine sans avoir besoin d'une demie journée de congé pour m'épiler partout nickel.
    Les aisselles, j'alterne entre rasoir et épilateur électrique, mais l'hiver, je privilégie les t-shirt à manche longue et voilà ! Et les jambes, c'est seulement l'été, à l'épilateur (qui ne me fait pas mal sur cette zone, pas de poils incarnés, il a 5 ans, et compte bien vivre encore longtemps!).
    Et voilà, ça me simplifie la vie, de le faire quand j'ai envie mais pas me forcer, pas hésiter à sortir sans être parfaitement épilée.
    La liberté est dans le poil ! ;)
    Merci encore !
    Alix - A tire d'Elle

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  17. Je vois que nous sommes nombreuses à se questionner sur tout ça ! La première épilation, ado, ma mère m'amène chez l'esthéticienne. Résultat : je vois la racine des poils qui saigne et la douleur affreuse que je viens de subir et je me dis "franchement, très peu pour moi...". En même temps, ado = envie de plaire et de séduire, c'est le début et on ne sait pas vraiment se positionner... On veut bien faire. Dix ans plus tard, je ne fais que tailler aux ciseaux ou à la tondeuse le maillot, et je vis le même souci concernant mes demi jambes. Je vois mes poils de cuisses qui sont sublimes, doux, discrets, innocents, et mes poils de mollets qui subissent mes années lycée au rasoir... Donc l'hiver, pas de problème, tout reste tel quel, je laisse mon corps vivre sa vie. Oui mais les beaux jours arrivés, que faire ? Etant enseignante, je suis observée par des ados en continue. J'aimerais avoir le courage de débarquer dans ma classe avec mes poils et des manches courtes et bouger de la même manière. Force est de constater que ça n'est pas le cas. J'aimerais pourtant leur offrir la possibilité de voir qu'il est possible de ne pas s'épiler sans pour autant se transformer en un monstre affreux et effrayant. J'aimerais être en mesure de jouer ce contre exemple, et je n'en ai pas le courage pour l'instant... Toujours une aventure de vivre dans ses propres contradictions !

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  18. encore un article vraiment pertinent ...
    je fais partie des filles poilues (et de pire en pire au fil des années, sans raison particulière ... les changements d'hormones avec l'âge ? j'ai 40 ans ...) et même si j'ai toujours été super détachée de cette pseudo "nécessité" de l'épilation (aisselles souvent en friche même en été !), je sais aussi que si je ne suis pas épilée (jambes), pour l'instant, je n'oserai pas porter les jupes courtes que j'affectionne en été, par exemple.
    J'ai compris aussi récemment qu'il valait mieux aller contre mes convictions (= m'épiler, donc) et me sentir à l'aise pour vivre ! Je n'osais plus me baigner, par exemple, alors que j'aime ça ! Je sais ce que ça a de fou, mais je pense que j'ai acquis plus de liberté en acceptant de ressentir cette contradiction, et d'en prendre acte ; qu'en ne m'épilant pas de façon revendicative, ce qui "m'obligeait" à vivre cachée, d'une certaine manière !
    Et pourtant, moi non plus je n'ai jamais eu de remarques de qui que ce soit (à commencer par mon conjoint qui s'en fiche royalement).
    Je me console en me disant que j'essaye d'apporter ma petite pierre au changement de moeurs dans ce que je dis à mes enfants : je m'épile les jambes (épilateur électrique qui a 20 ans !!) souvent dans le salon, ils me voient (fille comme garçons), me demandent pourquoi je fais ça, et je leur dis honnêtement que je sais moi-même que ça n'a aucun sens, que ça n'est PAS une question de beauté, mais que je me sens plus à l'aise comme ça devant les autres adultes !

    bref, tous nos petits gestes, et le discours qui les accompagne quand ça s'y prête, feront sûrement avancer les opinions (j'ai encore en tête une collègue critiquant des collègues allemandes non épilées en disant d'elles "je ne comprends pas qu'une femme se laisse aller comme cela" !! alors que c'était de belles femmes, qui aimaient s'habiller et se maquiller avec soin, donc aucun laisser-aller là-dedans !)
    Claire

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    1. Bonsoir Claire,

      Merci de ton témoignage !
      Je ne suis pas loin d'avoir ton âge ;-) On verra, si ma pilosité fait sa crise de la quarantaine ...
      Je me souviens de ma correspondante allemande lorsque j'étais adolescente, qui a découvert l'épilation lors d'un séjour en France. De retour chez elle, elle fût grondée par ses parents qui trouvaient cela inutile, dangereux et de mauvais genre !!
      J'espère qu'un jour, on en finira avec ces normes ...

      Bonne soirée,
      Odile

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